notre projet initial
le conseil nationl de la résistance
Le 15 mars 1944, le Conseil National de la Résistance (CNR) adoptait à lunanimité son programme comportant « à la fois un plan daction immédiate contre loppresseur et les mesures destinées à instaurer, après la libération du territoire, un ordre social plus juste ».
Se référant aux valeurs et aux libertés fondamentales, il appelait à l'union de toutes les forces après la Libération afin de promouvoir une véritable démocratie économique et sociale : le droit au travail, à la retraite, à la culture, aux loisirs, ainsi que la garantie du pouvoir d'achat et de l'emploi. Parmi toutes les réformes élaborées par le CNR, l'une des plus importantes concernait l'instauration d'un système de protection sociale de l'ensemble de la population. En quelques pages tout le développement de notre société d'après guerre était tracé. Nombre des grandes conquêtes sociales dont nous bénéficions encore aujourd'hui y étaient esquissées. Elles ont permis une large redistribution des richesses et ont certainement contribué au formidable développement de la France.
Il est de la responsabilité de chacun de défendre ces acquis.
Pour que ce soixantième anniversaire ne soit pas celui de l'oubli ou du renoncement, la section de Toulon de la LDH invite les Varois à se joindre au rassemblement
Ce programme, publié le 15 mars 1944, insistait avec force sur les questions sociales. Il appelait à l'union de toutes les forces après la Libération afin de promouvoir une véritable démocratie économique et sociale : le droit au travail, à la retraite, à la culture, aux loisirs, en même temps que la garantie du pouvoir d'achat et de l'emploi. Parmi toutes les réformes élaborées par le CNR, l'une des plus importantes concernait l'instauration d'un système de protection sociale de l'ensemble de la population. Il s'agissait de la mise en place d'un régime unique pour tous, avec la garantie donnée à chacun d'assurer, en toute circonstance et dans des conditions satisfaisantes, sa subsistance et celle des personnes à sa charge ; cela concernait l'assurance maladie, l'invalidité, la vieillesse, les accidents du travail, les allocations familiales. Le programme du CNR avait pour but l'établissement d'une condition humaine libérée de la puissance de l'argent, affranchie du besoin, ouverte à un idéal de solidarité et de justice.
La LDH-Toulon et Attac-Var proposent aux organisations et associations de la région toulonnaise de marquer le soixantième anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance, en insistant sur la partie sociale de ce programme, aujourd'hui bien menacée.
Notre démarche se veut la plus ouverte possible, respectueuse des diverses sensibilités. Pour cela, nous ne voulons pas nous poser en organisateurs en demandant à chacun de s'engager sous notre bannière. Cette idée déroutera peut-être ... Sans arrière-pensée de récupération, nous voudrions que le plus grand nombre d'organisations s'emparent de cet évènement et choisissent la forme qui leur convient suivant leur sensibilité et leurs moyens - en toute indépendance.
Notre rôle consiste essentiellement à faire connaître cette date et à mobiliser le plus largement possible durant une période que nous déterminerons en commun. Cela pourrait aller, par exemple, du 15 Mars au 1er Mai. Pendant la période de préparation, nous tâcherons de faire connaître l'avancement de cette mobilisation et les diverses initiatives. Il ne s'agira donc pas d'un collectif mais d'une sorte de coordination ouverte. Cette mise en commun devrait permettre en outre de limiter certaines dérives au cas, improbable, où une organisation détournerait de manière inadmissible l'esprit du programme.
Dans ce cadre, chacun sera libre de mettre en oeuvre l'évènement comme il l'entend en choisissant l'aspect qui lui convient. Il pourra communiquer librement sur son objectif. Il lui appartiendra de se donner les moyens de réaliser cet objectif et, bien entendu, les retombées, les conséquences, la notoriété, l'audience, le bilan qu'il en tirera ne concerneront que lui.
Une première réunion "préparatoire" a eu lieu le 28 janvier 2004, à 19h, au Grand Café de la Rade. Etaient notamment représentés : l'ANACR, la fédération du PC, ATTAC Var, la LDH de Toulon.
Deux idées ont été lancées :
1. marquer la date du 15 mars en organisant une projection-débat ;
2. prévoir un temps fort qui réunisse le plus de monde possible, autour du 27 mai - Châteauvallon semble un lieu idéal.
Le CNR se réunit pour la première fois le 27 mai 1943, clandestinement, dans un appartement parisien, sous la présidence de Jean Moulin, représentant en France occupée du Général de Gaulle (installé à Londres puis à Alger comme chef de la France libre). Jean Moulin sera arrêté par les nazis en juin de la même année.Lui ont succédé Georges Bidault, démocrate chrétien, puis, à la Libération, le 15 septembre 1944, Louis Saillant, CGT.
Le CNR regroupait :

De gauche à droite : Robert Chambeiron, Pierre Meunier, Auguste Gillot, Joseph Laniel, Henri Ribière, Jacques Lecompte-Boinet, Gaston Tessier, Pierre Villon, Georges Bidault, André Mutter, Louis Saillant, Pascal Copeau, Paul Bastid, Daniel Mayer, Jean-Pierre Lévy, Jacques Debû-Bridel.
Photo prise le 10 septembre 1944 - l'assemblée n'est pas au complet.
La « liberté de la presse, son honneur et son indépendance ».
L'instauration « d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ».
Le « retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ».
Le « droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie ».
Le « droit au travail et le droit au repos ».
Un « rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ».
Un « plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ».
La « sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement ».
L' « élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance conte les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural ».
La « possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires ».
Une grande partie de ce programme a été effectivement appliquée après la guerre (sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des féodalités économiques à la Libération, droit à la culture pour tous, presse écrite délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales agricoles, etc). Ce programme de mars 1944 constitue encore de nos jours le socle des conquêtes sociales aujourd'hui menacées et méthodiquement démantelées.
Pour prendre connaissance du programme du Conseil National de la Résistance.
Pour écrire à la section de Toulon de la LDH