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à lire : les résidents du Val d'Aran poursuivent leur action

Ferdinand Bernhard, maire de Sanary (Var)
conseiller général du canton d'Ollioules (Var)
- soumis à réélection en 2004 -

 

Une déclaration de Ferdinand Bernhard en septembre 1991 :

" tous les matins je prie pour que M. Arreckx reste le plus longtemps possible à la tête du département ; en tant que petit dernier, je me trouve bien sur ses genoux. " Ferdinand Bernhard, le  23 septembre 1991

Commentaire

Maurice Arreckx a été maire de Toulon pendant un quart de siècle (1959-1985), puis président du conseil général du Var pendant près de dix ans (1985-1994). Il s’était lui-même surnommé le « parrain politique du Var ».

Elu sénateur en 1986, il devait être déchu de ce mandat en 1994, dans le cadre d'une affaire politico-financière. Condamné en 1996 à deux ans de prison et un million de francs d'amende pour avoir touché deux millions de francs pour l'attribution de la construction de la maison des Technologies à Toulon, Maurice Arreckx avait bénéficié le 28 août 1998, d'une libération conditionnelle pour raison de santé. En mars 2000, il avait comparu devant le tribunal correctionnel de Toulon pour le deuxième volet de son affaire, portant sur cinq comptes en Suisse qui auraient été alimentés par deux entreprises en échange de l'attribution de marchés publics. Condamné à trois ans de prison ferme et quatre million de francs d'amende pour abus de biens sociaux et d'abus de confiance entre 1982 et 1994, Maurice Arrekcx avait fait appel. Il est décédé des suites d'un cancer, le 21 mars 2001, à l'âge de 83 ans.


Vous trouverez ci-dessous la biographie politique de Ferdinand Bernhard, suivie de quelques éléments d'information :

 

La biographie politique de Ferdinand Bernhard

[ source : le site du Conseil général du Var, le 8 janvier 2004 ]


Val d'Aran : le maire campe sur ses positions

par Michel Pasquini

[ Var Matin, 8 janvier 2004 ]

Les premiers voeux du maire, hier soir, devant 250 personnalités institutionnelles et protocolaires ont été axés sur l'affaire qui secoue la commune. Le maire a profité de cette première cérémonie pour remettre les choses à plat. Deux cent cinquante personnes ont écouté religieusement le problème du Val d'Aran.

Ferdinand BernhardIl fallait un peu s'en douter. Absent de la scène sanaryenne, congés obligent, le maire Ferdinand Bernhard a retrouvé toute sa faconde et sa force de caractère depuis son retour dans la commune. Ainsi," l'affaire " du Val d'Aran ne lui a pas échappé lors de la première cérémonie des voeux.

Devant un parterre de quelque deux cent cinquante personnalités institutionnelles et protocolaires, Ferdinand Bernhard n'a pas changé d'un iota, hier soir, sa façon de penser (et de dire) sur ce camping qui fait couler beaucoup d'encre (et de salive) depuis des années.

Plus déterminé que jamais

Après avoir remis à plat et dans le bon ordre, les différentes étapes de " l'affaire du Val d'Aran ", le maire, plus déterminé que jamais, a résumé la situation en quelques mots : " il ne s'agit pas d'une affaire humanitaire mais de personnes qui ont fait une opération immobilière qui s'élève à prés de 30 millions de francs ". Et d'ajouter : " On veut alors nous faire croire qu'ils n'ont pas assez de sous pour acheter un groupe électrogène. Les responsables ont largement les moyens de mettre en place un tel groupe ".

Et le maire de (re)préciser : " il n'est pas question de céder au chantage ". Quant au côté social, Ferdinand Bernhard a souligné que sa commune pouvait reloger " quatre fois plus de personnes que ceux qui vivent actuellement au camping ".

L'église, un lieu de prière à respecter

Poursuivant son discours sur ce sujet, le premier magistrat ajoutait, la voix ferme : " Je n'ai pas du tout apprécié qu'on prenne en otage l'église et les paroissiens. L'église est un lieu de prière qu'on respecte ... Ce n'est pas un acte de courage. Il eut été plus intéressant qu'ils aillent s'enchaîner au commissariat, ou à la préfecture ou sur la voie ferrée ... ". Et de préciser à ceux qui ne l'avaient pas compris : " le maire n'a aucune compétence pour rétablir l'électricité, ni un groupe électrogène ".

Reprochant à deux parlementaires [ndlr : Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours et député UMP de la circonscription, et Philippe Vitel, député UMP de Toulon ] de " s'être égarés ", Ferdinand Bernhard citait ces quelques phrases de l'évangile : " heureux les simples d'esprit, le royaume des cieux leur appartient ". Cette longue entrée en matière achevée, le maire s'est montré peu disert sur 2004, la loi obligeant les conseillers généraux concourant pour un nouveau mandat à ne pas en dire trop. Il n'évoquait aucun projet, ni chantier sur la commune mais a révélé les deux espoirs qui lui tiennent à coeur en 2004 : décrocher la 4ème fleur, afin de devenir la 3ème ville fleurie du département après Hyères et Bormes et donner les moyens aux élèves entrant en sixième " de savoir lire et écrire ".

Cette première cérémonie des voeux s'achevait devant un buffet garni de galettes des rois, arrosée de champagne et de ... jus defruit.

Michel PASQUINI.


A l'occasion de sa nomination à la présidence de la Commission départementale du Tourisme du Var, Ferdinand Bernhard a offert un apéritif à l'Hôtel du Parc à Sanary, le samedi 17 décembre 1988, en présence de Maurice Arreckx, Sénateur - Président du Conseil Général du Var.
Les invitations étaient accompagnées du texte suivant où Ferdinand Bernhard exposait son programme pour Sanary dans le domaine du tourisme.

UN ATOUT PRIMORDIAL POUR SANARY
LE TOURISME DE QUALITE

Sanary, ville de bord de mer, attire de nombreux visiteurs par son cadre et son attachement à la tradition provençale.

Mais le temps est révolu où le soleil, la mer et le pittoresque suffisaient à attirer les touristes. Maintenant, Sanary subit un tourisme de masse qui n'injecte pas dans l'économie locale toutes les ressources que les professionnels sont en droit d'attendre. Pire encore, cette population apporte des nuisances qui créent un réflexe de rejet chez l'habitant.

Je vous propose de mener ensemble une réflexion sur l'avenirde l'activité touristique à Sanary.

L'objectif : instaurer un tourisme de qualité qui attire les clients toute l'année.

Les moyens :

Toutes ces actions, parfaitement réalisables, ont pour but d'obtenir le classement de Sanary en STATION DE MER, ce qui apporte des aides financières fort intéressantes.

Je pense que la construction d'un (ou des) hôtels(s) " gros porteur " aurait des retombées très avantageuses sur l'ensemble de la ville, à condition de prendre toutes les garanties pour que l'équipement construit demeure une structure hôtelière.

Enfin, je souhaite favoriser une animation culturelle de haut niveau, susceptible d'attirer, retenir et faire revenir les touristes dans le cadre de la politique que je viens de définir.

Mais tout ceci ne saurait se réaliser par la seule volonté d'une équipe municipale. Il faut que nous menions ensemble une vraie politique du tourisme. Et pour son élaboration, j'ai besoin de vos avis et de vos conseils. Je souhaite que les professionnels soient largement associés à la marche de l'office de tourisme.

En espérant avoir su vous exposer clairement mes idées sur ces sujets essentiels pour Sanary, je vous prie de croire [...]

signé : Docteur Ferdinand BERNHARD
votre CONSEILLER GENERAL


A Sanary, les fonctionnaires en disgrâce vont "à l'herbe "

par José Lenzini

[ le Monde, 17 août 2000]

Si vous êtes employé communal à Sanary-sur-Mer et que vous déplaisez au maire, vous risquez d'être mis au vert ou, plus précisément, « à l'herbe ». Parmi les fonctionnaires de cette commune du Var, forte de dix-sept mille habitants et administrée depuis 1995 par Ferdinand Bernhard (DL), l'expression fait florès depuis que Jacques Bertolucci, chef du service de l'urbanisme pendant une vingtaine d'années, a connu une série de mutations régressives.

Affecté, en juillet 1996, au service de la voirie, il avait refusé d'obtempérer et observé une grève de la faim de dix-sept jours. Soutenu par le syndicat CGT, dont il était devenu secrétaire en novembre 1996, M. Bertolucci s'était vu confier la responsabilité d'une équipe de désherbage, comptant... deux employés, également sanctionnés par le maire. La « mise à l'herbe » a duré jusqu'en septembre 1997, date à laquelle l'ancien chef de service a été nommé « responsable de la gestion et de l'entretien de l'entrepôt » de Pierredon. Il s'agit en fait d'un vaste dépotoir, désaffecté depuis une dizaine d'années, sur lequel a été abandonnée une cabane préfabriquée inhabitable. « En fait, affirme M. Bernhard, l'intéressé a profité de son poste à l'urbanisme pour délivrer trop de permis de construire et il est passible de poursuites judiciaires. » Quatre ans après, pourtant, aucune poursuite n'a été engagée. Pour Dominique Koenders, responsable du service du personnel de la mairie en 1995 et 1996, « la réalité est différente ». « J'étais chargée de rédiger les arrêtés de mutation et de sanction du maire et j'en ai vu passer une quinzaine qui n'avaient aucun rapport avec des motifs professionnels, raconte-t-elle. Il suffisait de déplaire pour passer à la trappe. » Mme Koenders illustre son propos par la mutation d'un pompier ayant refusé de tenir un bureau de vote, ou celle d'une responsable périscolaire, encadrant dix personnes, qui s'est retrouvée agente d'entretien. « La répression fait partie du système Bernhard, qui joue sur la précarité de l'emploi dans cette mairie où l'on compte 164 employés titulaires pour 152 emplois-solidarité ou emplois consolidés », précise Mme Koenders, elle-même « promue » agente d'entretien.

Ces mutations incongrues sont devenues un véritable enjeu de la campagne pour les élections municipales de mars 2001. A gauche, où l'union semble difficile à réaliser entre deux listes résolument opposées sur la stratégie, le cas Bertolucci est qualifié de « symptomatique de l'état d'esprit d'un maire autocrate ». De tels propos s'entendent aussi à droite, où deux listes s'opposent au maire sortant. Yvon Chaigniot, « égaré » en 1995 sur une liste comptant des militants Front national pur sucre, fustige aujourd'hui « un maire trop peu démocrate, dont les comportements vis-à-vis de certains membres de son personnel attestent le manque d'humanité ». Quant à Gérard Vernieres, proche de Jean-Charles Marchiani (RPF) et ancien commissaire de police de Sanary, il estime que « cette manie de s'acharner sur les gens est significative d'un état d'esprit ».

MISE « À LA DÉCHARGE »

« Il met à la décharge les hommes qui ne le servent pas. Il a toujours cultivé le clientélisme et, aujourd'hui, il fédère les mécontents », dit M. Vernieres de M. Bernhard. L'ancien commissaire ne s'en tient pas là. « Nous voulons un nouveau maire compétent, ouvert au dialogue et, surtout, intègre... », ajoute-t-il. Il fait ainsi allusion à la condamnation à six mois de prison avec sursis et 40 000 francs d'amende infligée à M. Bernhard par le tribunal correctionnel de Toulon pour recel d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux.

Le maire répond qu'il a fait appel de cette condamnation. Puis il ironise sur « le nombre de mécontents, qui reste très inférieur à celui des satisfaits ». « Pour moi, Sanary, c'est le paradis, mais c'est encore mieux, parce qu'on est sûr d'y être ! Et je veux qu'on continue à vivre au paradis », assure M. Bernhard, décidé à y veiller personnellement pendant un nouveau mandat de six ans.


Illustration de Dominique Hasselmann - LDH  Paris