ALPIL ( Action pour linsertion sociale par le logement)
ASAV (Association pour laccueil des voyageurs )
AVER (Association AVER de recherche et daction sur toutes les formes de racisme)
CIMADE ( Comité intermouvements auprès des évacués)
GISTI ( Groupe dinformation et de soutien avec les travailleurs immigrés)
Identité Rrom
LDH ( Ligue des droits de lhomme)
MDM ( Médecins du Monde)
MRAP ( Mouvement contre le racisme et pour lamitié entre les peuples)
Mouvement catholique des gens du voyage
Romani Baxt ( Destin Rrom)
Ternikano Berno ( Cercle de la jeunesse)
URAVIF ( Union régionale des associations de voyageurs dIle de France)
Et les Comités de soutien de Fontenay sous Bois, de Montreuil, du Nord-ouest parisien, de Saint Michel sur Orges, de Savigny- Lieusaint-Melun, du Val de Marne
En Europe les Rroms subissent des discriminations depuis longtemps. Leur situation est particulièrement préoccupante en Roumanie, où elle a été dénoncée à plusieurs reprises tant par les Nations unies (rapport du PNUD) que par diverses ONG (rapport de septembre 2003 Médecins du Monde / Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme) : l'accès à l'emploi, l'accès aux soins, l'accès à l'école pour les enfants leur sont dans les faits refusés.
Chassés par le racisme et la misère, quelques milliers de ces
Rroms ont trouvé refuge en France.
La France a le devoir danticiper lintégration de ces Rroms
qui dans une Europe en élargissement seront prochainement nos concitoyens.
Au lieu de cela, tout lappareil dÉ tat, à commencer par le ministre de lIntérieur, est mobilisé dans des opérations systématiques et médiatisées de répression brutale contre les familles rroms. Sur ordre des préfets, des familles entières, avec femme et enfants, sont jetées à la rue. Aucun dispositif nest prévu pour les accueillir. Leurs abris sont ensuite détruits au bulldozer avec toutes leurs affaires personnelles à lintérieur.
Faute de pouvoir les expulser aisément, lÉtat et ses représentants, hélas souvent aidés par certains maires, font tout ce qui est inhumainement possible pour leur rendre toute vie impossible.
Nous nacceptons pas que les pouvoirs publics continuent à commettre
en notre nom, ces exactions !
En ne prenant pas en compte leurs situations sociale, économique et administrative,
lÉtat français est complice du développement de pratiques
mafieuses qui exploitent ces populations sans toit ni droit.
Des élus commencent à manifester leur solidarité avec les Rroms rejoignant ainsi des centaines de personnes qui leur ont apporté une aide. Nous prenons acte de cette prise de conscience.
Nous demandons :
Nous considérons que si la responsabilité de la mise en place de telles mesures incombe dabord à lEurope, à lÉtat et aux collectivités territoriales, nul nest dispensé du devoir de solidarité.