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à Toulon, la mairie ne répond pas ...

 

Le 14 juin 1980, à l'occasion du cent cinquantième anniversaire du débarquement des troupes françaises à Sidi Ferruch en Algérie, Maurice Arreckx, maire de Toulon, inaugurait un monument "à la mémoire des martyrs de l'Algérie française", glorifiant "ceux qui voulaient conserver un empire à la France". Un geste dénué de toute arrière-pensée politique !

Quinze ans plus tard, l'extrême droite menée par Jean-Marie Le Chevallier gagnait les élections municipales. L'incapacité notoire de cette équipe devait conduire à l'élection en mars 2001 d'une majorité UMP conduite par Hubert Falco.

L'extrême droite a laissé aux Toulonnais un souvenir de son passage à la mairie : un carrefour dénommé "général Raoul Salan - libérateur de Toulon 1944".

Toulon a été libérée en août 1944 par la 1ère Armée française conduite par le général De Lattre. Le 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, commandé par le colonel Salan y a pris une part importante. Mais la dénomination "général Salan" évoque l'un des conjurés du putsch d'avril 1961, qui devait ensuite prendre la tête de l'OAS (" Je suis le chef de l'OAS. Ma responsabilité est donc entière." devait-il déclarer en mai 1962, lors de son procès).

La section toulonnaise de la Ligue des droits de l'homme avait immédiatement protesté et lancé une campagne pour que le carrefour soit débaptisé. Le 4 janvier 2001, Hubert Falco, répondant à un de nos courriers, avait exprimé "le souhait, pour retrouver la concorde, que cette dénomination fasse l'objet d'une décision collégiale du futur conseil municipal".

Mais depuis qu'il a été élu maire, Hubert Falco ne cesse de renvoyer ce débat à une date ultérieure. Il met en avant "la période particulière et difficile que nous vivons au plan international". "Les esprits sont tendus. Je ne sais pas s'il est bon d'avoir ce débat dans un pareil contexte. On nous demande, à droite comme à gauche, de ne pas attiser les haines, les conflits. Nous devons être prudents. "

Début septembre 2003, nous avons, dans un souci d'apaisement, proposé à Hubert Falco de remplacer l'inscription actuelle de la plaque par celle de "Colonel Salan - Libération de Toulon - août 1944". Cette dénomination conforme à la vérité historique aurait permis de mettre un point final à la polémique. D'ailleurs, on peut trouver la plaque suivante dans la commune voisine de Solliès-Ville :

Chaque jour des centaines de Toulonnais et de touristes traversent le carrefour Salan, à pied ou en voiture. Chacun d'entre eux a le loisir de se demander pourquoi la mairie de Toulon ne débaptise pas ce lieu ... Vous disiez ? ... une arrière-pensée politique ?

le maire de Toulon ne nous a toujours pas répondu ...

la section de Toulon de la LDH vous invite à prendre connaissance de son dossier

 

fait à Toulon, le 22 novembre 2003