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mise à jour : le 2 juin 2004
Mai 2004 :
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déclaration d'Albert
Lévy en mars 1999 ( journal Justice n°159)
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Communiqué du 9 mai 2004 de la section de Toulon de la LDH Après un mois et demi de délibéré, le président de la 17ème chambre correctionnelle du TGI de Paris a rendu, le 4 mai 2004, sa décision concernant les irrégularités de procédures soulevées par les avocats d'Albert Lévy, à l'audience du 18 mars dernier - maîtres Henri Leclerc et Alain Jakubowicz avaient alors plaidé la nullité de la procédure, visant en particulier le réquisitoire définitif ainsi que l'ordonnance de renvoi. Le président du tribunal leur a donné satisfaction sur une grande partie du dossier ; en revanche, il a déclaré irrecevable l'exception de nullité visant le réquisitoire définitif et l'ordonnance de renvoi pour les faits concernant le procès-verbal Catalano. Le président a renvoyé le dossier au ministère public et a fixé la prochaine audience au 6 juillet 2004. Il s'agira d'une audience relais, destinée à fixer une date ultérieure pour l'examen du dossier sur le fond. Cette décision paraît conforme à une juste application du droit. Selon le tribunal, Albert Lévy ne répondra à l'audience que des faits relatifs au PV Catalano, car il n'est mis en examen que pour cette pièce. Le tribunal le renvoie également pour une copie de fax, qui aurait été en son temps adressé par le gendre de Le Pen, et que les enquêteurs ont retrouvé au domicile du journaliste ; Albert Lévy n'a pas été mis en examen pour ce fax, mais la décision du tribunal a vraisemblablement pour objectif de permettre aux parties civiles d'expliquer leur position à l'audience, évitant ainsi un appel de leur part qui retarderait d'autant le dénouement définitif de ce procès qui perdure depuis six ans. Selon Me Alain Jakubowicz, " le dossier est ramené à son exacte mesure. C'est l'Himalaya qui accouche d'une souris... Et si le parquet rouvre une information, ce sera une décision politique. Je serais tenté de dire " chiche! " car le dossier serait alors une fois de plus saucissonné... " On peut maintenant espérer une décision finale de relaxe. La décision du 4 mai permet d'affirmer que l'instruction menée par le juge d'instruction avait été menée au mépris des règles de la procédure pénale. Il restera à faire comprendre que cette affaire n'était qu'une construction judiciaire dont le seul but était de déstabiliser Albert Lévy. Procédure, qui n'a pu voir le jour que par les "duplicités" entretenues par la hiérarchie judiciaire et politique, d'une part, et l'extrême droite, d'autre part. |
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le point à la date du 9 mai 2004report du procès pour des raisons de procédureAlbert Lévy a comparu jeudi 18 mars 2004 devant la 17ème chambre du TGI de Paris pour "violation du secret professionnel". Son procès a été reporté à la suite d'une demande d'annulation de l'ordonnance du juge d'instruction le renvoyant devant le tribunal correctionnel de Paris. Albert Lévy est soupçonné d'avoir remis
à un journaliste des pièces d'une procédure concernant
l'attribution du marché des cantines scolaires par la mairie de
Toulon, lorsqu'elle était dirigée par Jean-Marie Le Chevallier
(ex-FN) ; ce que le magistrat nie depuis le début. Jean-Marie Le
Pen s'était constitué partie civile. Jeudi 18 mars, en début daudience, Henri Leclerc et Alain Jakubowicz, avocats dAlbert Lévy, avaient soulevé plusieurs irrégularités de procédure : ils avaient soutenu qu'Albert Lévy était renvoyé pour un certain nombre de faits sur lesquels il n'y avait pas eu de réquisitoire supplétif. "Nous avons décidé de rendre une décision sur l'incident qui vient d'être plaidé par un jugement séparé le 4 mai", a déclaré le président de la 17ème chambre à l'issue de plus de deux heures de délibéré. Albert Lévy, aujourd'hui substitut à Lyon, attend désormais "avec sérénité" la décision du tribunal. "J'ai l'impression d'avoir été entendu. C'est la fin d'une étape d'une guerre judiciaire qui m'est livrée", s'est-il réjoui, attendant avec "confiance le procès équitable qui se profile au bout de six ans de cauchemar pour ma femme et mes enfants. J'étais impartial, on a considéré que j'étais malade d'antifascisme". "C'est le commencement d'un désaveu de cette instruction ... singulière, dirons-nous", a commenté Alain Jakubowicz. "Dans limmédiat, cette décision est pour nous un soulagement", lâche Dominique Brault, secrétaire général du Syndicat de la magistrature. Il poursuit : "Au vu de ce qui se fait dans la pratique judiciaire, il est probable que le tribunal estime quil ne peut pas juger laffaire". Nombreux sont ceux qui estiment, avec le Syndicat de la Magistrature, qu'Albert Lévy est poursuivi sous de faux prétextes pour avoir été un magistrat républicain dans une ville tenue par l'extrême droite : ce substitut du procureur s'était intéressé de trop près aux affaires pénales locales et aux liens entre le grand banditisme et la politique. Pour en savoir plus : un compte-rendu et un commentaire de la décision du 18 mars 2004 |
Début de chronologie d'une histoire sans fin ...[sources : Justice n°177, mars 2004, ... ] 8 janvier 1991
: Albert Lévy prend ses fonctions de substitut du procureur au
tribunal de Toulon. |